Rêve sans peur, vis sans limite !

Ok, le tour du monde ça fait peur, c’est une grosse décision à prendre. Et après, il se passe quoi ? Et quand on rentre, on fait comment ?

Vous avez été nombreux à nous poser 1000 questions, probablement parce que vous étiez inquiets pour nous, mais surtout parce que, à notre place, votre peur vous aurait peut-être amenée à faire un autre choix. Et vous auriez sans doute eu raison. Un tour du monde, ce n’est pas tous les jours facile. On est vraiment très loin des vacances pépères  à visiter tous les monuments préconisés par le Routard, à manger dans des restaurants à 600 roupies par personne en se disant « wahoo seulement 8 euros !!! » ou à dormir dans des hôtels à « seulement » 20 euros la nuit. Nous vivons depuis 3 mois une expérience humaine et personnelle incroyable, que nous n’aurions jamais pu connaître sans sortir des sentiers battus. Mais pour tenir le budget annuel, il faut faire des choix pour ne pas rentrer complètement ruinés. Et donc parfois l’envie de glander tranquille avec un bouquin et un thé, emmitouflée dans une couette, pelotonnée dans le canapé, est très forte !

Je suis bien consciente que tout le monde ne rêve pas de chamboulement culturel et de mouvements perpétuels. Mais à tout ceux qui nous ont dit (en le pensant réellement, pas juste parce que c’est le genre de chose qu’on dit dans ces cas là) « Vous avez trop de chance, je rêve de faire pareil », j’ai envie de dire : allez y foncez !!! Oui ça fait peur, parce que ça engage non seulement votre sécurité financière, affective voire physique (on va très bien, ne vous inquiétez pas…) mais aussi peut-être celle de vos enfants ! Oui ça demande de mettre un peu d’argent de côté. Oui ça peut coûter des efforts et beaucoup de stress. Mais dépasser sa peur apporte une dose de bien-être tellement incroyable que ce serait dommage de ne pas y goûter ! Et si votre rêve, ce n’est pas le tour du monde, mais c’est de devenir moniteur de plongée en Nouvelle Calédonie ou tout simplement de trouver un job dans lequel vous vous sentirez reconnu à votre juste valeur, c’est exactement la même chose.

Et si la peur permettait d’avancer ?

A 14 ans, je suis tombée amoureuse de la série Friends, et 19 ans plus tard (wahoo la claque !!!), j’aime toujours autant regarder un petit épisode de temps en temps. Une scène de la saison 3 m’a particulièrement marquée et traduit plutôt bien ce que j’essaie de vous expliquer.

Parfois, la peur est nécessaire pour avancer. Tous les entrepreneurs vous le diront : un créateur d’entreprise a d’autant plus de chances de succès s’il quitte la sécurité de son emploi salarié pour mener à bien son projet. Parce qu’il aura plus de temps à y consacrer, et surtout parce qu’avec des revenus en berne, il aura tout intérêt à se bouger les fesses pour ne pas se retrouver totalement ruiné.

Quand Mehdi m’a proposé de troquer notre voyage de noces de 3 semaines au Costa Rica pour un an de tour du monde, ma première réaction a été une énorme bouffée de stress : « Je ne peux pas quitter mon boulot comme ça. Et comment on fait en rentrant pour trouver un logement sans CDI ? Et si on ne retrouve pas de boulot ? ». Mais ma deuxième pensée a été : « Si je fais le point sur ma vie dans dix ans et que je réalise que je n’ai pas saisi cette opportunité incroyable alors que tous les signaux étaient au vert, qu’est ce que j’en penserai ? » La réponse à cette question m’a donné le courage de dire « oui » et d’imaginer toutes les options pour amortir le choc du retour au bout d’un an.

La première option que j’avais en tête était de demander au boulot un congé sans soldes de 9 mois pour m’assurer un revenu en rentrant. Lorsque j’ai fait ma demande, j’estimais mes chances de succès à 50%. Mais après réflexion, mon patron a décidé qu’il ne pouvait pas laisser mon poste vacant aussi longtemps, ce que j’ai parfaitement compris. J’ai donc donné ma démission pour suivi de conjoint (puisque Mehdi travaillait à Paris et moi à Lyon), un peu stressée par toutes les démarches à effectuer auprès de Pôle Emploi et sans aucune certitude sur leurs chances de succès. Et pourtant, je ne me suis jamais sentie aussi bien qu’après avoir démissionné.

Malgré ses petits défauts, j’adorais mon boulot ! Mais depuis 4 ans, je savais que je n’étais plus faite pour avoir un patron. Par manque d’idées un peu, et par peur de me lancer à mon compte beaucoup, je n’avais pas encore passé le cap. Aujourd’hui, je sais que ce que je veux, c’est lancer une activité qui me permette d’organiser mon temps de travail comme je le souhaite et qui automatise mes revenus afin de pouvoir repartir voyager si l’envie nous en prend (oui, oui, on fera quand même des enfants. On fera probablement des choix de destinations un peu différents… ou pas…). Des idées, j’en ai plein : acheter et retaper des appartements à mettre en location, lancer un blog et vendre des ebooks ou formations aux personnes qui veulent faire des travaux mais qui ne savent comment s’y prendre, ou encore acheter en Chine ou en Inde des produits que je stocke et revends via Amazon par exemple. Les idées ne manquent pas. Elles ne fonctionneront peut-être pas mais dans ce cas, j’en trouverai d’autres ! D’autres ont réussi et en vivent très bien (et même nettement mieux qu’avec leur ancien boulot). Donc pourquoi pas moi ? Certaines de mes idées me demanderont peut-être de retravailler quelques temps en CDI (parce qu’on connaît tous la frilosité des banques, même avec un business plan en béton !) mais ce sera avec un timing et des objectifs précis à atteindre. Au début, je devrai travailler beaucoup et dur pour mettre en place mes projets. Mais si ça fonctionne, je pourrai dans 2, 3 ou 4 ans travailler moins en gagnant plus et prouver à ceux qui lèvent les yeux au ciel en se disant « elle rêve, elle verra quand elle se sera plantée  » que c’est possible. Stop à la culture de l’échec, oui à la prise de risque et aux plantages qui permettent d’avancer et d’arriver où on veut (c’est à dire heureux de ce qu’on est et de ce qu’on fait !)

Et si seulement…

Donc ne vous inquiétez pas pour nous, nous allons très bien ! Ne vous inquiétez pas (trop) pour vous, vous avez de la ressource, vous irez bien ! Tout le monde ne ressent pas ce sentiment désagréable que son job n’est pas/plus fait pour lui, comme un pull tout doux qui en vieillissant commence à gratter. Tout le monde ne rêve pas de tout plaquer pour parcourir le monde ou vivre à moitié nu sur une île déserte. Mais si, depuis quelques temps, des petites phrases commençant par « et si seulement…  » vous trottent dans la tête, prenez le temps de les écouter, elles pourraient vous mener loin !

Bisous les loulous !

Ps : quelques titres de bouquins à lire pour aller plus loin

– Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle GIORDANO
– Demain est un autre jour Poche de Lori Nelson SPIELMAN
– La semaine de 4 heures: Travaillez moins, gagnez plus et vivez mieux ! de Timothy FERRISS
– Vivez la vie de vos rêves grâce à votre blog de Olivier ROLAND
– Père riche, père pauvre de Robert T KIYOSAKI

Et pour les flemmards, ne passez pas à côté du film Mange, prie, aime avec Julia Roberts.

Si vous connaissez d’autres livres ou films intéressants dans ce genre, n’hésitez pas à mentionner le titre en commentaires !

7 réflexions sur “Rêve sans peur, vis sans limite !

  1. elisabeth foulquet dit :

    Je n’ai pas peur pour vous, car, vous etes avant tout, deux adultes jeunes, très bien structurés, intelligents, et surtout… portés par votre Amour, sinon il est certain que ça pourrait etre l’enfer pour d’autres. Continuez à nous faire réver . Bises à vous deux.Elisa.

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  2. Nativel dit :

    Super texte! Merci pour ce moment de partage qui est interpellant pour chacun!
    ou du moins déjà pour moi!
    Sinon, je ne dirai pas que vous avez trop de chance et encore moins que je reste éventuellement de faire pareil car ce ne serait pas vraiment en revanche j ai la chance de vous avoir en amis et de vivre votre expérience à travers vos partages!

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  3. Catherine Farrugia dit :

    Votre post, c’est comme un électrochoc. Arrêter de se cacher derrière les mots (maux) des autres qui cherchent à vous protéger. Tous ces « tu rêves ma pauvre fille »…Se dire qu’il n’est jamais trop tard. Et puis prendre son envol.
    Peut être qu’à deux c’est plus facile?? Je ne sais pas. En tous cas, aujourd’hui, grâce à vous deux, je crois un peu plus fort en mes projets.
    Continuez comme ça, vous vous (nous) faîtes du bien!
    Cathy

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    • Violaine dit :

      Merci Cathy !
      Oui, c’est certain, c’est plus facile à deux. Mais on se rend aussi compte quand on le fait à deux que le faire tout seul aurait finalement tenu à peu de choses. Puis tous ceux qui tentent, qui réussissent, ont échoué à un moment donné. Je pense surtout qu’il ne faut pas avoir peur de tomber. C’est humain, et on ne s’en relève que plus fort et capable d’aller plus loin.

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    • Violaine dit :

      Haha c’est vrai que je vous en avais parlé. Il n’est pas des plus digestes mais certaines idées sont excellentes à appliquer au quotidien, même si on ne veut pas forcément se lancer dans un business lucratif et non-chronophage. Oui, je pense qu’il faut s’accrocher pour arriver au bout de l’ouvrage mais que ça vaut le coup d’essayer (et de prendre des notes).

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